Madagascar RN 7 – Fianarantsoa – Ambalavao

 

IMG_0746Le Tsara Guest House ne nous laissera aucun souvenir, propreté discutable, chambre sombre. Le guide du Routard nous avait prévenu : le petit déjeuner ne vaut pas tripette.

Branle bas de combat, c’est encore une longue journée de 6 h 30 de route qui se prépare. Un coup d’oeil au belvédère, la brume gâche un peu le point de vue. Un saut chez Pierrot Men photographe renommé spécialiste du noir et blanc ou nous faisons provision de superbes cartes postales. Pour les timbres nous contrarions notre guide, refusant de les acheter dans “son” échoppe conseillée. Il nous faut 6 timbres par carte, autant dire qu’il ne reste plus aucune place pour jouer les Kipling : la poste nous ira très bien. Fianarantsoa, grande ville (capitale du sud) ne présente pas vraiment d’intéret, Nous reprenons la route. Les Betsiléos ou invincibles égayent le paysage avec leur étoffe de couleur jetée sur l’épaule et leur baton. Le baton leur sert à porter un balluchon pour reposer leur circulation sanguine car ils marchent des kilomètres bras ballants, à l’occasion c’est également une arme ou un simple pique.

A la sortie de la ville nous avions fait le plein de fournitures, Rado a promis de nous faire visiter une école. .. Arrêt dans un village perdu. Pendant que le guide part négocier notre “intrusion”, une bonne cinquantaine d’écoliers nous entourent et nous scrutent. Ils rient de notre aspect, de notre différence, nous rions de leur bonne humeur. Je fais quelques photos. Enfin, Rado revient et nous fait signe. Nous attrapons le carton de cahiers, les gros paquets de bonbons et nous entrons dans une classe. En fait nous n’allons pas visiter l’école, mais “participer” à la classe. 60 éléves, en choeur, nous disent “bonjour” et chantent des comptines en les mimant “frère Jacques, etc” nous chantons avec eux.  La classe est bondée et d’autres petits écoliers observent la scène par les étroites fenêtres. La Directrice nous remercie et nous salue comme si nous étions des ministres en délégation. Au revoir Vasa. Dans la rue les blouses du primaire sont vertes, bleues celles du collège et le beige correspond aux lyceens.

Après cet intermède riche d’émotions, la perspective de visiter une fabrique de soie d’Ambalavao ne soulève pas notre enthousiasme et les jeunes femmes entassées dans une pièce minuscule qui tirent les fils sur leurs genoux, nous font peine. Rado nous explique qu’il s’agit de mères célibataires et de jeunes femmes abandonnées par leurs maris. La fabrique les emploie et scolarise leurs enfants. L’histoire est belle, pour peu qu’elle soit vraie, elle nous motive fortement à faire une razia d’écharpes à offrir.

 

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